mercredi 12 septembre 2007
Les grands progrès scientifiques sont dus, non seulement au génie inventifs des chercheurs, mais aussi à une organisation optimale du travail, et au perfectionnement des méthodes.
Au XVIIIème siècle, la plupart des maîtres étaient des amateurs; il n'y avait pas ou presque pas d'enseignement scientifique; les chercheurs ne disposaient que d'un outillage médiocre et de ressources insuffisantes.
Cette situation changea en France avec la Révolution, les grandes écoles fondées par la Convention, le Muséum, l'Ecole Polytechnique, puis les Facultés, réorganisées en 1808, et l'Ecole Normale devinrent des séminaires scientifiques, où les chercheurs donnèrent un enseignement régulier, formèrent des élèves, disposèrent de bibliothèques, de collections et de laboratoires.
Il en fut de même en Allemagne, à partir de 1810 à l'Université de Berlin, puis dans les autres Facultés.
Les chercheurs furent, dès lors, pour la majorité, des professionnels et principalement des professeurs de haut niveau.
Ce fut à cette époque que fut exposé que la recherche et l'enseignement ne pouvaient être dissociés.
Cette situation idyllique perdura en France jusqu'au milieu des années 1980, où la recherche, l'enseignement et toute une génération de scientifiques furent bradés au nom du mitterrandisme.
Le trait dominant du progrès scientifique est l'élaboration des méthodes et des grands principes théoriques, grâce auxquels se constituent les sciences et techniques, en étroite liaison les unes avec les autres.
La science, c'est à la fois la diversification et l'unification, la diversification par la complexité croissante des recherches, et l'unification par la généralité des principes.
D'autre part, les applications pratiques des sciences se multiplient et contribuent elles-mêmes au progrès scientifique.
Il s'établit entre l'industrie et la science un fécond échange de services, les découvertes scientifiques ouvrant des voies nouvelles à l'industrie et, réciproquement l'industrie suscitant de nouvelles recherches et de nouvelles découvertes.
Point de progrès scientifiques sans entreprises et centres de recherches, et sans enseignement individuel et volonté politique.
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mercredi 5 septembre 2007
Le vingtième siècle à été le siècle de l'électronique, le vingt et unième siècle sera celui de la biologie.
Depuis les années soixante-dix, les biologistes ont, en effet, appris à reconnaître dans le noyau de la cellule les archives qui transmettent la vie, et les plans de travail qui permettent à toute cellule d'exécuter ses opérations fondamentales.
Ce fut la première grande étape de la découverte de l'acide désoxyribonucléique, ou ADN, ainsi que de ses mécanismes de duplication et de transfert d'informations.
La deuxième grande étape fut la correction par l'homme de tout ou partie de ce message, ou la modification génétique.
A l'insu d'une bactérie, à l'aide de colles et de ciseaux empruntés à l'arsenal de la biologie, et qui ont pour nom enzymes, les biologistes ont remplacé un plan de travail par un autre, de la même façon qu'un physicien commute un noyau par un autre.
Ainsi reprogrammée, la bactérie fabrique telle ou telle substance qu'elle ne savait pas synthétiser d'origne. C'est le génie biologique.
La troisième grand étape fut la bioindustrie, avec sa panoplie de moyens technologiques appelés biotechnologies.
Ici, l'idée est de faire travailler des bactéries et d'élever des microbes esclaves que les biologistes ont sélectionnés, puis programmés pour exécuter un certain nombre de tâches salvatrices.
La quatrième grande étape, nous allons à présent la vivre.
Elle a pour nom le clonage, avec sa panoplie de méthodes technologiques nomées transferts nucléaires, dont le but est maintenant, de viser l'auto réparation des cellules et des tissus vivants.
Bienvenue dans l'ère de l'immortalité!
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mercredi 6 septembre 2006
Bar des Sciences - Nice
Le prochain bar des Sciences et des Citoyens aura lieu le 21 mars 2007 dès 19h00 au bar des Oiseaux.
Il sera consacré aux sondages et statistiques : faire parler les chiffres.
En cette période pré-électorale, il ne se passe pas un jour sans qu'un sondage ne soit mentionné à la télévision, dans les journaux, à la radio, etc.
Il nous a donc semblé opportun et important de consacrer ce bar des Sciences et des Citoyens à discuter des sondages (de manière générale, la discussion ne sera pas restreinte aux seuls sondages politiques) et des statistiques, comment ils sont mis en place, analysés, interprétés, compris, etc.
Pour répondre à votre panel de questions pendant deux heures, quatre intervenants seront présents :
- Yannick Baraud, Professeur à l'Université de Nice-Sophia Antipolis, probabiliste et statisticien,
- Paul Cuturello, Professeur à l'Université de Nice-Sophia Antipolis, sociologue,
- Frédéric Ganneval, Directeur Général de Artenice Consulting, Institut d'études stratégiques indépendant,
- Jean-Paul Guichard, Professeur à l'Université de Nice-Sophia Antipolis, économiste.
Le Bar des Sciences sera animé par Fabrice Mortessagne.
L'entrée est bien entendu libre et gratuite.
Pensez à réserver votre soirée!
Le Bar des Oiseaux
5, r St Vincent
06300 Nice
Tél :04 93 80 27 33
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