Vous avez entre vingt-cinq et cinquante-cinq ans, vous êtes une femme ou un homme, vous avez une vie différente, avec des familles distinctes, dans des villes dissemblables...

Et pourtant, vous ressentez tous les mêmes symptômes d'une étrange maladie : le professorat.

Cela vous a pris il y a peu ou tout petit, et depuis, cela ne vous lâche plus.

Cela fait plus ou moins mal, cela vous perturbe plus ou moins...

Mais vous ne pouver vous y soustraire, parce que c'est une réalité physiologique.

Mais d'abord, est-ce bien une pathologie?

Vous pourriez le croire en écoutant parler autour de vous, ceux qui n'ont jamais connu le baptême du feu, « Tout va bien, cela te passera! », ou en les voyant agir avec vous comme si vous étiez de grands malades, « Mon pauvre, ne t'inquiète pas pour ton travail; je lis les offres d'emploi pour toi! »

Mais justement, l'enseignement n'est pas une maladie; c'est une étape de la vie, durant laquelle le corps et l'esprit se transforment pour devenir petit à petit, ceux d'un maître ou d'un métaphysicien, afin de se rapprocher du pur esprit.

C'est donc un moment de transition, et, comme toujours dans ce cas, cela n'est pas facile à vivre, mais c'est aussi un moment de complétion, que peu auront la chance de connaître.

Durant ce passage de l'état d'égotisme à l'âge d'adhésion, vous traversez une de vos plus belles zones de turbulences.

Et comme dans les aéroplanes, blindés ou non, vous êtes priés d'attacher votre ceinture...

Gare aux secousses!


To be continued...


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